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REFLEXIONS SUR LE BIEN ET LE MAL

Yin_and_Yang Dans toute famille, on a toujours entendu dire, notamment aux enfants et adolescents « ne fais pas ceci !» ou encore « cela est mal !» 

C'est dire combien tout groupement humain, que ce soit une cellule familiale, une communauté ou une nation, a toujours ressenti le besoin de définir ce qui est permis et ce qui est interdit, en un mot ce qui est bien et ce qui est mal selon ce groupement. Mais que veut bien dire faire le mal ou bien faire le bien ? Le bien et le mal existent-ils indépendamment l’un de l’autre ou bien existent-ils comme les deux faces d'une même pièce ? Peut-on déceler la frontière entre le bien et le mal ? L’homme a-t-il nécessairement besoin de limites pour vivre ?

N'est-il d'ailleurs pas contradictoire que l'homme qui aspire tant à la liberté se contraigne toujours à imposer des limites à sa propre liberté d'action, de parole et de pensée ? Bien entendu, on rencontre parfois des hommes qui aiment à vivre leur vie sans règles et arborent des comportements montrant leur préférence délibérée pour une vie débridée en commettant des actes illicites. Mais la société ne tolère guère leurs agissements.

Alors se pose immédiatement la question suivante : si par hasard l'homme se permettait de vivre comme il le souhaitait, c'est à dire sans se limiter par quelque règle que ce soit, qu'en résulterait-il ? Et la question corollaire : Y-aurait-il donc en l'homme une force qui le pousse à agir généralement pour le bien, en un mot il croîtrait moralement de la même manière qu'il croît physiquement?

Il se trouve donc que les hommes se sont imposés des règles que l'on peut nommer loi, morale, éthique et d'autres noms encore selon leurs portées respectives et leurs champs d'application.

Mais nous nous rendons bien compte que ces règles, même si elles tendent généralement vers le bien, ne peuvent pas constituer le bien absolu. Elles sont propres à un groupe donné et leurs définitions varient d’une société à l’autre. Ainsi ce qui est considéré comme le bien dans une communauté, peut être perçu et catalogué comme mal dans une autre. Et d'ailleurs,dans la même communauté, si deux personnes différentes ayant rigoureusement la même fortune et les mêmes contraintes, faisaient des dons exactement identiques en montant à la même œuvre de charité, on pourrait toujours trouver que l'acte de l'un d'entre eux est plus méritoire que celui de l'autre parce que tout dépend aussi de la motivation avec laquelle un acte est accompli. Comme quoi, l'étalonnage d'un acte va bien au delà de l'acte lui-même et interroge son éthique sous-jacente.

On peut également se demander pourquoi avons-nous tous une mesure différente du bien et du mal ? Autrement-dit pourquoi des personnes font des actes qui pourraient être jugés négatifs par certains et positifs par d’autres ? Cela rend-il cette notion de bien et de mal relative ?

Et d'ailleurs, le fait que notre communauté approuve une chose veut-il dire que cette chose ne peut jamais heurter notre conscience ? De fait cela arrive souvent car une conscience plus élevée a une perception du bien et du mal beaucoup plus claire que la plupart de ses concitoyens. Mais peut-on en déduire qu'il arrivera un jour où un tel individu ne commettra plus que le bien ? Par quel processus y arriverait-il donc si jamais cela était possible? Cela voudrait-il dire qu'il y a un code que nous pourrions qualifier d'universel, une sorte de code qui est le summum bonum de tous les codes moraux, lois et règles humaines ?

Il y a beaucoup de questions passionnantes autour de ces notions de bien et de mal qui à eux deux constituent les deux plateaux de la balance sur laquelle toute pensée, toute parole et toute action humaine est pesée. Et en plus des règles humaines, il y a un juge, notre conscience, qui ne laisse jamais rien passer même si nous essayions de le bâillonner... Ce juge à lui seul est un mystère !

Nous vous invitons à en discuter avec nous au cours d'une causerie qui aura lieu samedi 20 février 2010 de 16h00 à 18h00.

Causerie animée par : Vasudev
Date : samedi 20 février 2010 de 16h00 à 18h00
Lieu : L'Espace 34
3 ter Rue d'Arsonval
PARIS 15ème
Métro : Métro Pasteur ou Montparnasse-Bienvenüe
Entrée : Gratuite
Contact : brindasacha(at)yahoo.fr ou par le formulaire de contact



Séance publique de Chants de Mantras et de Prières le samedi 16 janvier 2010